« Une marque doit avant tout être alignée avec ses valeurs, son ADN et les attentes de ses cibles »

9 Français sur 10 attendent des marques qu'elles contribuent au bien commun, souligne le dernier baromètre Brand'gagement (Kéa Tilt/QualiQuanti). Jonathan Rodriguez, Responsable Communication Affinitaire & Réseaux Sociaux à la Macif en est lui aussi convaincu. Il s’attèle à valoriser les engagements de la marque sur les réseaux sociaux et tout récemment via un magazine-livre ambitieux co-construit avec les sociétaires, élus et salariés.

Faut-il forcément s’engager en tant que marque ?

Jonathan Rodriguez : Une marque ne doit pas forcément s’engager, elle doit être alignée avec son ADN, ses valeurs et les attentes de ses clients. Un client sera toujours davantage bienveillant envers une marque qui fait déjà bien son boulot, plutôt qu'envers une entreprise qui semble s’engager sans en apporter la preuve. 
L’engagement doit être authentique et sincère. 

S’engager se résume-t-il à parler de RSE ? 

Jonathan Rodriguez : Pour nous, les sujets d’engagement sont d'abord ceux attendus par nos sociétaires d’où notre signature refondue en 2021 « La Macif c’est vous ». Nous tâchons de répondre à nos différents publics. Par exemple, pour les 18/24 ans, nous parlons santé mentale, sensibilisation aux MST. Pour la cible seniors, isolement avec le développement de navettes autonomes, etc. Nous avons publié en juin un baromètre sur les addictions des jeunes, et nous travaillons sur une 3e édition autour des dépendances aux écrans cette fois.

Quels sont vos leviers d'action pour engager vos audiences ? 

Jonathan Rodriguez : Tout récemment avec notre magazine « Vous ! par Macif », nous avons mené des ateliers avec nos lecteurs pour cerner leurs attentes vis-à-vis de cet objet éditorial. Nous avons aussi mis en place une plateforme de contributions, des appels à témoins sur les réseaux sociaux… Parmi les principaux enseignements de ces mois de consultation : ne surtout pas faire un magazine commercial qui finirait à la poubelle. Nous avons donc fait le pari de raconter le monde d’aujourd’hui, sans filtre, à hauteur d’hommes et de femmes, un magazine sociétal qui accueille aussi la contradiction. C’est le cas dans le face à face sur le rôle des entreprises et l’urgence climatique entre le philosophe André Comte-Sponville et Jean-Philippe Dogneton, le directeur général de la Macif. Un dialogue en toute liberté face à ce défi majeur.
 

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